SCULPTURES SUR BOIS créées par FEU ZÉNON ALARY
Artiste Zénon Alary
Tout récemment, j'ai visité le Musée consacré aux sculptures de cet artiste, lequel est situé à Mont-Rolland, Québec.
J'ai tellement aimé ce que cet homme a fait que j'ai décidé de consacrer deux pages sur ses oeuvres, lesquelles je trouve vraiment magnifiques et grandioses.
D'après un texte écrit par sa voisine, Simone Constantineau, dont j'ai pris quelques extraits afin de mieux vous faire connaître cet artiste, je vous résume donc quelques passages de ce texte intitulé:
"Les grands partent, mais ne meurent pas".
"Cet homme, dès son enfance, adorait les forêts. Il y avait un vallon qu'il caressait des yeux. Il aurait souhaité être un arbre et s'y planter. Il possédait une énergie, une dextérité qui lui était propre. Il sculptait pour sa satisfaction personnelle".
"Dans les chantiers, les bûcherons jouaient aux cartes. Lui n'entendait rien à ce genre de distraction, il se tournait plutôt vers un morceau de bois et avec son couteau de poche, faisait quelques détails. Un peu comme le vent, il furetait partout". "En 1937, L'École du meuble du Monument National de Montréal ouvrait un atelier de sculpture sur bois. C'est là que M. Alary a pris quelques techniques efficaces de travail. Pour lui, juste d'y pénétrer lui fournissait déjà une foule de renseignements. Ses maîtres à cette époque furent Elzear Soucy et Alfred Laliberté, reconnus comme des géants, encore aujourd'hui".
"Faute d'argent, ses cours ne durent que quelques mois mais lui avait quand même beaucoup appris. De plus, les portes des ateliers privés de ces grands lui étaient maintenant ouvertes. Il allait regarder travailler dans un silence quasi religieux ces grands maîtres, dans leur milieu. Il en sortait toujours inspiré".
Voici quelques sculptures que j'ai pu admirer lors de ma visite au Musée.
"Chaque sculpture se compose en réalité de centaines de facettes. En la tournant, on peut la voir sous autant d'aspects qu'il y a de degrés dans le cercle".
"Pour apprendre la perspective, il faut tourner la murale souvent, étudier tous les angles différents. C'est en faisant pivoter la pièce, l'ébauche, qu'il peut observer tous les angles et obtenir les jeux d'ombre et de lumière indiquant les endroits ou il devait enlever encore un peu de bois. Il semblait que le bois s'offrit aux coups qui le frappaient".
Bianca 20 janvier 2003
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